jeudi 22 octobre 2009

Tous les garçons et les filles de mon age se promenent dans la rue deux par deux.


Il fait froid, humide, mes pieds et mes mains gelent , j'ai les cheveux qui frisent et le nez qui rougit et qui coule. J'ai la gorge qui pique, une narine bouchée et je tousse. Je ne dors plus la nuit, il fait froid dans ma chambre, j'ai pas le droit d'allumer le chauffage. J'ai mal à la tête, j'enchaine les verres d'alcool, je vais toujours dans le même bar, je rencontre de nouvelles personnes. J'embrasse des garçons , j'embrasse une fille, je bois un shot et un deuxieme.Il fait froid, c'est deja l'hiver , je suis malade , je ressemble à rien , je vais mourir. Ce soir il y a Phoenix qui joue à côté de chez moi mais je sors pas. Mince maintenant vous savez où j'habite.Ce soir je devais aller au concert de Justin Nozuka mais je peux pas je suis malade. Ce soir mes copines elles vont dans notre bar mais moi je sors pas je suis malade, je regarde maman cherche l'amour. Il fait froid, j'ai un balais à franges en guise de cheveux et une gueule qui fait peur mais c'est parce que je suis malade. J'ai froid, j'ai mal à la tête, le nez semi bouché et je bouge à peine les doigts. Il fait froid, gris , c'est l'automne et j'ai envie de partir visiter le monde avec mes copines et mes copains et refaire le monde en buvant des bières devant un coucher de soleil australien. Ce soir je galère avec mon chat, qui a froid aussi.J'ai pas envie de sortir, je veux perdre 5 kilos au moins, une nouvelle garde robe, un emploi et partir loin. Il fait froid et j'ai des trous à mes converses et pas de pull dans mon armoire.
Il fait froid, je frise et je suis une loque.

Erotic touch



Cet homme qui dort comme un bienheureux est l'homme de ma vie, j'ai succombé à son charme britannique et à son humour graveleux. Il s'appelle Russel Brand. Je l'aime et ne me dites surtout pas qu'il est moche. J'aime tout chez lui et lui dirai oui demain devant dieu et mr le maire s'il me le demandait. Cet homme a le pouvoir du nunu.

The Gossip.


Je ne dirai rien, je te laisserai faire. Je fermerai les yeux sur ces mains qui ne sont plus les tiennes, sur la pièce qui tourne et mes yeux qui ne voient plus que flou . Je n'ai plus de force, comme si j'étais spectatrice de mes faits et gestes. Je ne controle plus rien. Je suis ton pantin maintenant et tu me tires sans ficelles. Tout est noir, je ne me souviens plus. Je ne veux pas. Tu m'embrasses et me chuchotes des petits mots salaces. Je ne dis rien, je te laisse faire et participe même un peu. Tes gestes sont flous, ciblés et d'un automatisme lassant. J'ai trop bu et mes mots n'ont plus aucun sens, je peux à peine marcher. Tu me ramènes vers toi , me parle tout bas. Je suis calme, apaisée mais presque sans vie. Je sens des mains se poser sur moi, sur mon visage, ma cuisse. On m'embrasse. Toi, peut-être. Je me lève et tu me retiens , tu ne veux pas que je parte. Je ne sais pas pourquoi je reste et reviens toujours vers toi. Je te laisse faire , je ne dis rien. J'ai envie de hurler, de te dire que je ne suis pas cette fille là. Je suis juste un peu paumée. Tu me rassures et reste avec moi. Tu calmes ma pseudo crise et me sussures que tu es là. Alors dans une dernière étreinte , tu me souffles que je suis belle et j'ai envie de te croire. Tu me raccompagnes et je n'arrive plus à identifier ton visage. Je me dis que c'est la derniere fois que je fais ça. La dernière avant la prochaine fois.